SuperAgers : pourquoi certains cerveaux restent jeunes après 80 ans

SuperAgers pourquoi certains cerveaux restent jeunes après 80 ans

Certaines personnes de 80 ou 90 ans possèdent une mémoire exceptionnelle.
Elles se souviennent d’événements précis, apprennent encore, restent curieuses et mentalement vives.

Les scientifiques les appellent les “SuperAgers”.

Pendant longtemps, on pensait qu’il s’agissait simplement de personnes « chanceuses », dotées d’une bonne génétique. Mais les recherches récentes montrent une réalité bien plus intéressante :

Le cerveau peut rester jeune très longtemps.

Et certaines habitudes de vie semblent favoriser ce phénomène.


Un cerveau capable de produire de nouveaux neurones

Une étude récente publiée dans la revue scientifique Nature montre que les SuperAgers produisent :

  • deux fois plus de nouveaux neurones que les personnes âgées normales
  • 2,5 fois plus que les personnes atteintes d’Alzheimer

Plus étonnant encore :
leur cerveau peut contenir plus de jeunes neurones que celui d’adultes de 30 ou 40 ans.

Ces neurones « jeunes » sont particulièrement importants car ils sont :

  • plus adaptables
  • plus flexibles
  • capables de créer de nouvelles connexions dans le cerveau.

Les chercheurs parlent de plasticité cérébrale, c’est-à-dire la capacité du cerveau à se modifier et à se réparer.

La bonne nouvelle ?

Cette plasticité existe toute la vie.


Un hippocampe particulièrement actif

Chez les SuperAgers, une région du cerveau joue un rôle central : l’hippocampe.

Cette zone est essentielle pour :

  • la mémoire
  • l’apprentissage
  • l’orientation.

Les scientifiques ont découvert que leur hippocampe possède un environnement biologique très favorable :

  • plus de cellules de soutien appelées astrocytes
  • de meilleures connexions entre neurones
  • un développement plus important des circuits de mémoire.

En quelque sorte, leur cerveau offre un terrain fertile pour la naissance de nouveaux neurones.


Un cerveau mieux protégé contre Alzheimer

Les recherches montrent aussi que les SuperAgers présentent :

  • trois fois moins d’accumulation de protéines tau, un marqueur de la maladie d’Alzheimer
  • des neurones plus grands et plus résistants dans certaines zones du cerveau.

Autrement dit, leur cerveau semble mieux résister au vieillissement.


La génétique joue un rôle… mais ce n’est pas tout

Les chercheurs pensent que certains SuperAgers possèdent probablement une génétique favorable.

Mais ce facteur n’explique pas tout.

Certaines études montrent que des personnes ayant des facteurs de risque génétiques peuvent malgré tout conserver une excellente cognition.

Ce qui signifie que le mode de vie peut influencer fortement le vieillissement du cerveau.


Les habitudes de vie des SuperAgers

Les chercheurs qui étudient ces personnes depuis plus de vingt ans ont observé plusieurs caractéristiques fréquentes.

Les SuperAgers ont souvent :

Une activité intellectuelle régulière

Ils lisent, apprennent, s’intéressent à de nouveaux sujets.

La stimulation cognitive renforce les connexions neuronales et développe ce que les chercheurs appellent la réserve cognitive.


Une activité physique

L’activité physique stimule la production d’une protéine appelée BDNF.

Cette molécule agit comme un « engrais » pour les neurones :

  • elle favorise leur croissance
  • elle améliore les connexions cérébrales.

Certaines études montrent même que l’activité physique peut augmenter le volume de l’hippocampe.


Une vie sociale active

Les interactions sociales stimulent plusieurs zones du cerveau liées à :

  • l’émotion
  • la mémoire
  • la communication.

Les personnes ayant un réseau social actif présentent un risque plus faible de déclin cognitif.


Une attitude positive face à la vie

De nombreux SuperAgers présentent :

  • curiosité
  • engagement
  • optimisme.

Ces traits favorisent l’activité mentale et les interactions sociales.


Ce que cela signifie pour les jeunes seniors

Ces découvertes sont particulièrement encourageantes.

Elles montrent que le vieillissement du cerveau n’est pas un destin figé.

Le cerveau possède une capacité remarquable à :

  • se réparer
  • créer de nouvelles connexions
  • produire de nouveaux neurones.

Et cette capacité peut être entretenue.


Les quatre habitudes qui semblent protéger le cerveau

Les études convergent vers quatre facteurs majeurs.

Pour préserver son cerveau, il est utile de :

✔ bouger régulièrement
✔ stimuler son cerveau (lecture, apprentissage)
✔ maintenir des relations sociales
✔ prendre soin de sa santé cardiovasculaire.


Une vision plus positive du vieillissement

Pendant longtemps, le vieillissement cérébral était associé à une idée de déclin inévitable.

Les recherches sur les SuperAgers racontent une autre histoire.

Certaines personnes atteignent 80 ou 90 ans avec un cerveau remarquablement performant.

Et ces découvertes suggèrent que nous avons plus d’influence sur notre trajectoire cérébrale que nous le pensions.

Vieillir ne signifie pas forcément perdre ses capacités.

Au contraire, avec les bonnes habitudes, le cerveau peut rester étonnamment jeune très longtemps.

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