95 % des Français bougent trop peu : comment agir dès 45 ans

95 des Français bougent trop peu comment agir dès 45 ans

Selon une expertise de l’Anses, 95 % des adultes français présentent un niveau d’activité physique insuffisant, une sédentarité excessive, ou les deux. Un chiffre impressionnant qui rappelle une chose essentielle : il n’est jamais trop tard pour remettre le mouvement au cœur de sa vie.

À partir de 45 ans, nous sommes nombreux à penser davantage à notre santé. Bonne nouvelle : parmi toutes les actions de prévention, l’activité physique est probablement celle qui offre le plus de bénéfices… pour un coût quasiment nul.

Bouger, bien plus que faire du sport

Lorsque l’on entend « activité physique », on imagine souvent courir un marathon ou passer des heures dans une salle de sport.

En réalité, la définition est beaucoup plus large.

Marcher d’un bon pas, jardiner, monter les escaliers, faire du vélo, danser, nager ou encore bricoler sont déjà des activités physiques.

L’objectif n’est pas de devenir un athlète.

L’objectif est de remettre du mouvement dans son quotidien.

Pourquoi l’étude de l’Anses est-elle si marquante ?

Les experts de l’Anses ont analysé les habitudes de vie des Français selon plusieurs critères :

  • le niveau d’activité physique,
  • le temps passé assis,
  • le renforcement musculaire,
  • la mobilité et la souplesse.

Le constat est sans appel :

  • 95 % des adultes n’atteignent pas l’ensemble des recommandations favorables à leur santé.
  • Seuls 5 % cumulent un niveau d’activité suffisant et un temps de sédentarité suffisamment faible.

Autrement dit, le problème ne concerne pas seulement les personnes qui ne font jamais de sport.

Il concerne aussi celles qui pratiquent une activité une ou deux fois par semaine… mais passent le reste de leur journée assises.

Après 45 ans, les bénéfices deviennent encore plus importants

À partir du milieu de la vie, l’activité physique agit sur presque tous les grands mécanismes du vieillissement.

Elle contribue notamment à :

  • préserver la masse musculaire ;
  • renforcer les os ;
  • limiter la prise de poids ;
  • améliorer la qualité du sommeil ;
  • diminuer le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires ;
  • préserver les capacités cognitives ;
  • réduire le risque de chute en avançant en âge ;
  • améliorer l’humeur et diminuer le stress.

Le mouvement est l’un des rares « médicaments » qui agit simultanément sur le corps, le cerveau et le moral.

La sédentarité : un risque souvent sous-estimé

On peut faire une heure de sport… et rester malgré tout trop sédentaire.

C’est l’un des messages importants de cette expertise.

Passer huit, neuf ou dix heures assis chaque jour augmente les risques pour la santé, même chez les personnes qui pratiquent une activité physique.

La bonne stratégie consiste donc à :

  • pratiquer une activité régulière ;
  • mais aussi interrompre les longues périodes assises en se levant quelques minutes toutes les heures.

Quelques pas suffisent déjà à relancer la circulation et à solliciter les muscles.

Inutile de viser la perfection

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à croire que tout effort doit être intense.

En réalité, les bénéfices apparaissent très rapidement.

Quelques exemples :

  • marcher 20 à 30 minutes par jour ;
  • privilégier les escaliers plutôt que l’ascenseur ;
  • descendre un arrêt de bus plus tôt ;
  • aller chercher son pain à pied ;
  • jardiner ou bricoler régulièrement ;
  • réaliser deux séances hebdomadaires de renforcement musculaire.

Ces petites habitudes, répétées pendant des années, produisent souvent davantage d’effets qu’un programme sportif très ambitieux abandonné au bout de quelques semaines.

La meilleure activité physique est celle que vous aurez envie de refaire

Il n’existe pas de sport idéal.

Le meilleur est celui qui procure du plaisir et que l’on pratique avec régularité.

Marche nordique, randonnée, vélo, natation, danse, yoga, tennis, golf ou gym douce : peu importe la discipline si elle donne envie de revenir la semaine suivante.

La régularité compte davantage que l’intensité.

Le mouvement, un véritable capital santé

Vieillir en bonne santé ne dépend pas uniquement de la génétique.

Nos habitudes quotidiennes jouent un rôle considérable.

L’étude de l’Anses rappelle que la majorité d’entre nous avons encore une marge de progression.

Plutôt que de voir ce chiffre de 95 % comme une mauvaise nouvelle, on peut aussi y voir une formidable opportunité : chaque pas supplémentaire, chaque escalier monté, chaque heure passée un peu moins assis constitue un investissement dans sa santé future.

À partir de 45 ans, il n’est pas nécessaire de devenir un champion.

Il suffit de continuer… à rester en mouvement.


Source : Expertise collective de l’Anses, Évaluation des risques liés aux niveaux d’activité physique et de sédentarité des adultes, publiée le 15 février 2022.

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